L’île de Koh Chang se situe tout près de la frontière du Cambodge, à l’est de Bangkok. Lorsque vous arrivez sur l’île, le ferry vous dépose au nord. Là, vous prenez un taxi collectif qui vous emmènera, sans vous demandez, sur la côte ouest de l’île. En effet, la quasi totalité des infrastructures touristiques y est rassemblée. Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix! De ce côté de l’île, tout le monde vit du tourisme.
Hier matin, j’ai voulu aller voir ce qu’il se passait de l’autre côté… J’ai donc loué un scooter et je suis parti dans le sens inverse… Et bien, ça n’a strictement rien à voir! Il y a bien quelques « resorts » mais ils sont très isolés. En réalité, il n’y a pas grand chose sur une bonne partie de la côte, et très peu d’habitations. Mais, c’est plus au sud que ça devient beaucoup plus intéressant… Là, la nature reprend ses droits… et d’ailleurs la route se fait tout doucement recouvrir !
Après avoir longé cette magnifique côte sauvage, et à ma grande surprise, je suis arrivé dans un coin parsemé de somptueuses mangroves! Plusieurs petits ponts vous permettent de les traverser. J’ai cherché à me renseigner… et c’est dans un petit « boui-boui », derrière une assiette d’un « chicken chili-pepper » que j’ai rencontré Ruan, un pêcheur-vendeur d’accessoires de pêche, qui m’a expliqué ce que je souhaitais savoir. Ces mangroves font parti des mieux préservées de Thaïlande. Il y en a beaucoup plus sur le continent, au sud de Trat (la capitale du district). Elles font toutes parties d’un grand projet de préservation, car leurs détériorations ont été très importantes.
Une fois ma conversation terminée, je reprends mon scooter et continue ma route dans l’espoir de m’enfoncer encore un peu plus dans ces mangroves. Et soudainement, en traversant un pont, j’aperçois l’entrée d’un chemin sur pilotis qui s’en va au beau milieu des mangroves… Ma première réaction fut de la stupeur… car ce « chemin » est intégralement bétonné… Il s’agit probablement d’un projet qui a été réalisé à des fins touristiques… mais il n’y a rien autour qui puisse laisser à penser qu’il y ait du monde qui vienne par ici. Mis à part un minuscule « boui-boui », il n’y a rien… Ma petite promenade, à pied, au-milieu de la mangrove a durée près d’une heure… Cela n’a sans doute pas le charme d’une petite balade en pirogue… mais tout de même, je me suis un peu réconcilié avec ce projet… D’autant plus, qu’un peu plus tard, j’en ai découvert un autre, plus au sud… Mais, celui-ci, apparemment construit par le gouvernement Thaïlandais pour la protection de l’environnement, est totalement à l’abandon ! L’une des raisons pourrait être qu’il est trop difficile à entretenir… car il est en bois celui-ci! L’entretien doit être compliqué! En effet, l’humidité dans les mangroves est très importante…
Je repars de nouveau en empruntant, cette fois, des routes et chemins secondaires. Là, je découvre d’autres magnifiques mangroves et par-ci par-là, des maisons de pêcheurs surplombant l’eau.
Puis en revenant sur la route principale et en allant jusqu’au bout de l’île, on arrive dans un magnifique petit village de pêcheurs : Salukpet. Les gens y sont extrêmement accueillants. Ils doivent vraiment se demander pourquoi certains touristes viennent se perdre jusqu’ici, alors que de l’autre côté, il y a tout ce que nous rêvons (en principe)… En tout cas, le contraste est saisissant!
Ce village est construit au bord de la mer, au milieu des mangroves. C’est ici que ces dernières rejoignent le Golfe de Thaïlande. Un petit port borde le littoral. Il s’y mêle à la fois de gros bateaux pour la pêche en mer et d’autres beaucoup plus petits, destinés à pêcher au milieu des palétuviers. Cet endroit est réellement charmant, et ce qui le rend encore plus atypique et attachant, ce sont les gens qui vous sourit spontanément et si gentiment. Quelques-uns essayent même de vous parler… Mais malheureusement, les discussions restent très superficielles car nous ne partageons pas de langues communes… Quel dommage!














De l’autre côté … le constraste est vraiment saissisant ! Et comme dirait l’autre « y’a pas photos ». Heu, si, si,
de bien belles photos.
A bientôt
Magnifiques photos, comme quoi le tourisme en se développant finit par cacher la beauté naturelle… Comme la femme trop fardée perd de sa féminité… Pardon
J’me comprends….
A bientôt
Reportage très intéressant, merci ! Je ne connaissais pas cet endroit, ça donne envie d’aller y faire un tour… Merci pour le partage !
2 bien belles photos. Je découvre une terre à travers vous, où j’irai jamais vu mon compte en banque. Reportage très enrichissant de pur merveilles
C’est splendide, j’adore les histoires! Merci de me faire découvrir cette partie de l’île que je n’ai pas vu. J’avais rencontré des thais très sympathiques de l’autre côté, entre les cabanes en bamboo. C’était la dernière destination avant de rentrer en FRANCE, en juin 200…. Shit, ça fait mal à la mémoire!
Prenez soin de vous webreporter et à tout de suite, je lis la suite pour rattrapper mon retard.