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	<title>Web-Reporter &#187; Coutume</title>
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	<description>Rencontrer, Découvrir, Partager</description>
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		<title>Coutume &#124; Zepin, un village aux éléphants</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 07:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Coutume]]></category>
		<category><![CDATA[coutume]]></category>
		<category><![CDATA[elephant]]></category>
		<category><![CDATA[village]]></category>

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		<description><![CDATA[En Birmanie, les éléphants sont utilisés pour tracter les troncs d’arbres en dehors de la jungle. La forêt étant très présente, le commerce du bois est une activité importante. Je me suis rendu à Zepin, un tout petit village situé...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En Birmanie, les éléphants sont utilisés pour tracter les troncs d’arbres en dehors de la jungle. La forêt étant très présente, le commerce du bois est une activité importante.</p>
<p>Je me suis rendu à Zepin, un tout petit village situé au milieu de la jungle à une dizaine de miles du lac Indawgyi. Une piste a été tracée pour permettre aux camions de venir chercher les troncs d’arbres. Le village est composé d’une dizaine de familles et d’une petite école maternelle. Les enfants sont très nombreux. La pauvreté est ici très visible… Certains bébés que portent les femmes sur leurs dos présentent des infections cutanées importantes.</p>
<p><center>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05552.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-2941" title="École maternelle" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05552.JPG" alt="École maternelle" width="560" height="315" /></a></p>
<p></center></p>
<p>J’ai été accueilli avec curiosité… Mais les gens comprennent vite que je suis venu les voir pour découvrir leurs cohabitations avec les éléphants. Car il s’agit bien de cohabitation. Lorsque je suis arrivé dans ce village, je pensais voir des éléphants un peu partout… et pourtant, aucune trace apparente. Et pour cause, ils vivent en (quasi) liberté dans la jungle avoisinante. Je ne les verrais d’ailleurs pas aujourd’hui, je répond simplement aux questions curieuses des villageois, et crée une relation d’amitié. Je visite la petite école, perturbant la classe pendant un long moment car les enfants ne me laissent pas repartir.</p>
<p><center>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05550.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-2942" title="Pendant la classe!" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05550.JPG" alt="Pendant la classe!" width="560" height="315" /></a></p>
<p></center></p>
<p>C’est le lendemain matin que j’accompagne Ouemo dans la jungle à la recherche des fameux pachydermes. Plusieurs fois par semaine, il va chercher ses éléphants et les ramène au village. Ils ont tracté des arbres en début de semaine dernière, ils sont au repos forcé en ce moment. Les commandes sont aléatoires. Mais Ouemo va les chercher pour qu’ils restent à proximité du village et qu’ils s’habituent à cette vie de va-et-vient.</p>
<p><center>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05577.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-2943" title="Oumio" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05577.JPG" alt="Oumio" width="560" height="315" /></a></p>
<p></center></p>
<p>Nous partons donc tous les deux dans la jungle. Ouemo tient un long couteau à la main qui lui sert à couper les bambous et la végétation qui obstruent le passage. Il n’y a pas de sentier, il coupe à travers en suivant les traces des éléphants. Pendant près d’une heure trente, il les cherche en observant les traces de pas et les excréments. Il écoute. Il parle sans cesse dictant à voix haute ce qu’il pense. Je ne comprends pas mais de temps à autre, il me fait de grands gestes me montrant une direction. Plusieurs fois, il me fait comprendre qu’il ne sait pas ou ils sont&#8230; Alors, il suit les traces de plus près, marchant dans les pas remplis de boues. Nous en avons jusqu’à mi-cuisse ! Il ne peine pas à avancer, alors que de mon côté, ça devient de plus en plus sportif ! J’y perds mes tongs et peine à les récupérer dans la boue…</p>
<p><center>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05597.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-2944" title="Les éléphanteaux!" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05597.JPG" alt="Les éléphanteaux!" width="560" height="315" /></a></p>
<p></center></p>
<p>Finalement, nous les retrouvons. Ils sont cinq ! Deux femelles et trois éléphanteaux ! Ils arrachent les bambous avec leurs trompes pour les manger. Pas étonnant qu’Ouemo les retrouve à chaque fois à la vue du grabuge ! Ce dernier se rapproche et sans crainte, se met aux pieds d’un éléphant pour lui enlever sa chaine. Il lui parle en effectuant cette tâche sans aucune difficulté. Les deux éléphants adultes sont attachés l’un à l’autre par une chaine, ce qui limite leurs déplacements, sans pour autant les contraindre de trop. Puis, une fois la chaine enlevée, les éléphants se mettent automatiquement en marche en direction du village. Je suis impressionné ! Ouemo parle aux éléphants qui réagissent aussitôt au son de sa voix. Les trois éléphanteaux sont eux totalement libre et se sautent l’un sur l’autre ! Ils jouent ! Ouemo est obligé de sortir son arme fatale pour les calmer un peu et les faire suivre le troupeau. Il s’agit d’un lance-pierre !</p>
<p><center>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05581.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-2945" title="Retour au village" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05581.JPG" alt="Retour au village" width="560" height="315" /></a></p>
<p></center></p>
<p>Nous arrivons au village. Les éléphants connaissent le chemin par cœur et se rendent devant la bonne maison, sans se tromper, me démontrant qu’ils ont une mémoire d’éléphants !</p>
<p>Là, ils essayent de chaparder des légumes que Pomou, la femme de Ouemo, était entrain de préparer. Sa colère les fit reculer de plusieurs mètres ! Après une rapide examination, mâchoire et peau, Ouemo tapote sur chacun des éléphants leurs parlant affectueusement. Puis après une bonne heure, il les emmène au bord d’un petit ruisseau. Ouemo remet la chaine aux pieds des éléphants, s’assoit et allume un cigare birman (gros bidi indien). Les éléphants après avoir bu, repartent dans la jungle.</p>
<p>J’ai vu d’autres éléphants appartenant à d’autres familles. Certains d’entre eux, plus âgés et plus dociles, sont complètement libres, aucune chaîne aux pieds. La relation homme-éléphant est ici prodigieuse ! Je m’attendais à les voir attacher sous un abri comme les éléphants destinés aux safaris pour les touristes… pas du tout ! Une vidéo sera prochainement mise en ligne…<br />
<br/><br/></p>
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		<title>Coutume &#124; Pirogue de feu&#8230; comme en 1920 ! [Reportage photos]</title>
		<link>http://www.web-reporter.net/archives/coutume-pirogue-de-feu-comme-en-1920-reportage-photos/</link>
		<comments>http://www.web-reporter.net/archives/coutume-pirogue-de-feu-comme-en-1920-reportage-photos/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 11:38:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Boun Ok Phansa]]></category>
		<category><![CDATA[Luang Prabang]]></category>
		<category><![CDATA[Nith]]></category>
		<category><![CDATA[Pirogue de feu]]></category>

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		<description><![CDATA[Regardez un diaporama photos (avec musique traditionnelle) retraçant la construction d'une "pirogue de feu" comme dans les années '20... C'est sur une idée d'un artiste Lao que ce projet débute...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC02487.JPG"><img src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC02487.JPG" alt="Travail manuel et artistique" title="Travail manuel et artistique" width="576" height="324" class="size-full wp-image-2600" /></a></center><br />
<br/></p>
<p>Vous les avez découvertes dans nos précédents articles&#8230; : les &laquo;&nbsp;<strong>pirogues de feu</strong>&nbsp;&raquo; ! Elles sont construites principalement par les novices et les bonzes dans les pagodes. Elles sont ensuite déposées, le soir de &laquo;&nbsp;Boun Ok Phansa&nbsp;&raquo;, sur le Mékong (lire : <a href="http://www.web-reporter.net/archives/coutume-la-magie-de-%c2%ab-boun-ok-phansa-%c2%bb/">La magie de &laquo;&nbsp;Boun Ok Phansa&nbsp;&raquo;</a>) ! Mais voilà, parmi toutes ces magnifiques pirogues, il y en avait une&#8230; un peu différente&#8230;</p>
<p>Nith, artiste Lao &#8211; que vous découvrirez très prochainement dans notre prochain Web-Docu, a décidé de re-construire une &laquo;&nbsp;Pirogue de Feu&nbsp;&raquo; d&#8217;après une vieille photo en noir et blanc de 1920. À l&#8217;époque, il n&#8217;y avait pas de plastique&#8230; Cette pirogue a donc été construite uniquement avec des matériaux naturels, c&#8217;est à dire du bambou, des feuilles et le cœur de bananiers (et du fil de fer pour fixer les tiges et consolider la structure).</p>
<p>Voici donc le défi que Nith s&#8217;est lancé ! Construire, à l&#8217;occasion de la fête des lanternes de 2009, une pirogue en respectant scrupuleusement les règles de l&#8217;époque ! Il a fait appel à une équipe de villageois qui sont spécialistes de ce travail. Ils le font par passion, généralement gracieusement pour leur pagode. Mais cette fois-ci, ils ont une commande. Ils vont construire cette pirogue au bord de la Nam Khan, juste devant la maison de notre artiste.</p>
<p>Tout le monde se met au travail, une semaine avant la grande fête. Lunthi et Lumpaan, deux musiciens de la troupe Noor Phao, y participent également. De longues journées de travail commencent alors, du petit matin jusqu&#8217;au coucher du soleil. Les bambous sont entassés le long du trottoir. Ils vont être tous découpés, un à un, en fine et souple lamelle à l&#8217;aide d&#8217;une machette.<br />
<br/></p>
<p><strong>Reportage photos accompagné par Noor Phao (musique traditionnelle)</strong></p>
<p>Nous vous avons préparé un diaporama avec des légendes détaillées pour que vous puissiez vivre la construction de cette pirogue &laquo;&nbsp;à l&#8217;ancienne&nbsp;&raquo;&#8230; Pour accompagner ces images, nous vous proposons d&#8217;écouter de la musique traditionnelle Lao, joué par les musiciens de la troupe Noor Phao (musique enregistrée par <a href="http://echosdd.uniterre.com">Christophe et Sarah</a>) :<br />
<br/><br />
<strong>Construction d&#8217;une pirogue de 1920 :</strong></p>
<p><object width="600" height="380"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-qjAWlNcpc0&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/-qjAWlNcpc0&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="600" height="380"></embed></object> </p>
<p><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Coutume &#124; Baçi, l’appel des âmes&#8230;</title>
		<link>http://www.web-reporter.net/archives/coutume-baci-l%e2%80%99appel-des-ames/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 10:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Anémiste]]></category>
		<category><![CDATA[Baçi]]></category>
		<category><![CDATA[coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Croyance]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons été invités, fin septembre, à deux cérémonies sacrées données en l’honneur de Denis Simonnet: le baçi et la cérémonie de purification. Après 20 ans dans l’hôtellerie en Asie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons été invités, fin septembre, à deux cérémonies sacrées données en l’honneur de Denis Simonnet : le baçi et la cérémonie de purification. Après 20 ans dans l’hôtellerie en Asie, Denis va ouvrir, à Luang-Prabang[1], son premier restaurant : le « Roots &amp; Leaves »[2]. La communauté Lao accorde une grande importance à ces rites animistes…</p>
<p><center><div id="attachment_2423" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Létang-du-Roots-and-Leave.JPG"><img class="size-full wp-image-2423 " title="L'étang du Roots &amp; Leaves" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Létang-du-Roots-and-Leave.JPG" alt="L'étang du Roots &amp; Leaves" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;étang du Roots and Leaves</p></div></center></p>
<p><strong>Le Baçi ou Sou Khouan</strong>, « appel et réception de l’âme », est une cérémonie animiste pour rappeler les Khouan (âmes). Cette croyance admet que les 32 parties de notre corps possèdent chacune une âme. Elles sont facilement vagabondes, ont des humeurs et le maintient harmonieux entre celles-ci est fragile. En effet, lors de chocs émotionnels ou d’évènements importants dans la vie (voyage, mariage, naissance… ou ouverture d’un restaurant&#8230;), l’une ou plusieurs d’entre elles peuvent s’échapper et dans leurs périples, s&#8217;attarder en de mauvais lieux ou bien se laisser entraîner par des démons. La croyance veut, que si vous n’agissez pas, vous risquiez d’être sujet à la maladie (un des signes d’une âme offensée) ou même, à la folie. C’est pourquoi des baçis sont organisés à toute époque de l’année pour rétablir l’équilibre et formuler différentes sortes de vœux.</p>
<p>Quant à <strong>la cérémonie de purification</strong>, également un rite animiste, elle permet aux âmes errantes des défunts de quitter les lieux. Etant donné que le restaurant, dans lequel nous nous trouvons pour cette cérémonie, est entouré par un étang, où il est communément admis qu’il s’y trouve un génie protecteur, le Naga (dragon). Ils feront appel à lui. (sur le même sujet, en Thaïlande et en RDP du Laos, nous avons pu voir de nombreuses « maisons aux esprits » offrant un lieu de vie très respecté à ces âmes&#8230;).</p>
<p><center><div id="attachment_2424" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Maisons-aux-esprits.JPG"><img class="size-full wp-image-2424 " title="Maisons aux esprits" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Maisons-aux-esprits.JPG" alt="Maisons aux esprits" width="512" height="289" /></a><p class="wp-caption-text">Maisons aux esprits</p></div></center></p>
<p><strong>Samedi après midi, la veille</strong></p>
<p>Les artistes de la troupe Noor Phao (<em>notre prochain film vous en dira plus à leur sujet</em>) ont préparé pendant plusieurs heures des bouquets d’offrandes. Assis à l’ombre, sur des nattes, entourés de feuilles de bananiers et de paniers remplis de petites fleurs agréablement parfumées, ils ont réalisé divers bouquets. Le plus majestueux étant celui élaboré à l’aide de fleurs d’immortelles. Elles sont piquées sur des petits bâtonnets de bois qui sont ensuite repiqués sur un cœur de bananiers pour fabriquer un cornet de fleurs. Celui-ci me rappelle la coiffe que porte Bouddha au Laos, dans certaine de ses représentations (probablement le symbole du rayon de sagesse et de l’illumination). La réalisation de ce cornet de fleurs prend plus de quatre heures, « <em>c’est un temps de méditation</em> » nous précise Nith, conseiller artistique et fondateur de la troupe Noor Phao.</p>
<p><center><div id="attachment_2425" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Préparation-des-fleurs-d’immortelles.JPG"><img class="size-full wp-image-2425 " title="Préparation des fleurs d’immortelles" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Préparation-des-fleurs-d’immortelles.JPG" alt="Préparation des fleurs d’immortelles" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Préparation des fleurs d’immortelles</p></div></center></p>
<p>Nous passons voir Denis. Son accueil est toujours aussi chaleureux. Autour d’un café, il nous rappelle que « <em>les cérémonies qui ont lieu demain sont très importantes pour les Laos, elles se déroulent toujours au milieu des sourires et des fleurs. On y manifeste sa joie de vivre et la générosité de son cœur</em> ». Nous avons hâte !</p>
<p><strong>Dimanche matin</strong></p>
<p><center><div id="attachment_2421" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Hôtel-cérémonie-1.JPG"><img class="size-full wp-image-2421 " title="Hôtel cérémonie" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Hôtel-cérémonie-1.JPG" alt="Hôtel cérémonie" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Hôtel cérémonie</p></div></center></p>
<p>À 9 heures, nous retrouvons Nith qui va être le maître de cérémonie « Mo Phon ». Il s’affère autour du Phakhouan, placé sur un hôtel religieux, c’est un plateau contenant le repas de l’âme. Il est surmonté de coupes et de vases en argent sur lesquels sont piqués des cornets de feuilles de bananiers remplis de fleurs. Il contient en outre des bougies, des baguettes d’encens, des fils de coton, des bananes etc. Habituellement, c’est un bonze défroqué qui vient chanter pour renforcer les bénéfices du rituel, mais cette fois-ci, nous attendons l’arrivée de neuf bonzes et novices bouddhistes qui présideront avec Nith. Les artistes de la troupe ainsi que des membres de la famille de Denis finissent de préparer les offrandes qui leur sont destinées.</p>
<p><center><div id="attachment_2428" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Hôtel-cérémonie-2.JPG"><img class="size-full wp-image-2428 " title="Nith à l'hôtel de cérémonie" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Hôtel-cérémonie-2.JPG" alt="Nith à l'hôtel de cérémonie" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Nith à l&#39;hôtel de cérémonie</p></div></center></p>
<p><strong>10 heures</strong></p>
<p>Les bonzes et les moinillons arrivent. Assis en tailleur derrière l’hôtel, Nith, le Mo Phon, leur remet les paniers d’offrandes contenant, entre autre, du tissu pour de nouvelles robes et des bâtonnets d’encens. Il invite la famille, les amis et les invités à prendre place en cercle. Denis, pour qui est organisé le Sou Khouan, est assis face à Nith, au centre du cercle devant l’hôtel.</p>
<p><center><div id="attachment_2429" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Les-bonzes-sinstallent.JPG"><img class="size-full wp-image-2429 " title="Les bonzes s'installent" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Les-bonzes-sinstallent.JPG" alt="Les bonzes s'installent" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Les bonzes s&#39;installent</p></div></center></p>
<p>Les bonzes et les novices commencent à chanter des versets pour renforcer le succès de la cérémonie. L’heure est au recueillement. Notre Mo Phon invite les âmes à venir en leurs proposant des friandises et des fleurs. Elles peuvent aussi bien être noyées ou dans le brouillard, qu’égarées dans une forêt ou tombées dans un trou. Il faut donc les attirer. Un fil de coton blanc entoure les participants, et un autre entoure l&#8217;ensemble du restaurant. Nous attendons que l’âme ou les âmes égarées soient revenues dans le cercle… Le sacré est palpable. Les cœurs semblent vibrer à l’unisson. Certaines paroles des bonzes sont reprises par l’assistance pieuse.</p>
<p>Lorsque les Khouan sont rentrées, il faut les retenir ! Pour cela, notre Mo Phon les attache avec des liens de coton qu’il noue aux poignets de Denis (c’est un symbole du renouement des liens sociaux). Ces fils portent bonheur et doivent être gardés jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils tombent d&#8217;eux-mêmes. Ce rituel est complété par la demande de pardon aux anciens et une aspersion d’eau bénite de tous par l’un des bonzes (même notre caméra y a eut le droit !).</p>
<p><strong>Ensuite, commence la cérémonie de purification</strong></p>
<p>Les bonzes et jeunes novices chantent le &laquo;&nbsp;saka nicha&nbsp;&raquo; invitant les défunts des lieux et les âmes errantes à le quitter. Ensuite par le chant du &laquo;&nbsp;Sout Sak Anicha&nbsp;&raquo;, ils font appel au génie protecteur des lieux, le Naga de l’étang. Enfin, vient le &laquo;&nbsp;Sout Maha Moungkhum&nbsp;&raquo;, qui est le chant de purification.</p>
<p><strong>A 11 heures</strong></p>
<p>Le repas des bonzes et des novices est servi sur des plateaux en argent. C’est le repas de la transmission des mérites. Pendant qu’ils mangent, les musiciens de la troupe Noor Phao jouent. A l’aide du lannat (xylophone), du Kong Vong (en forme de fer à cheval), du Kong Kou (tambour) et des Seng (cymbales), ils transcendent la magie de la cérémonie !</p>
<p><center><div id="attachment_2430" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Musiciens-de-la-troupe-Noor-Phao.JPG"><img class="size-full wp-image-2430 " title="Musiciens de la troupe Noor Phao" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/Musiciens-de-la-troupe-Noor-Phao.JPG" alt="Musiciens de la troupe Noor Phao" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Musiciens de la troupe Noor Phao</p></div></center></p>
<p>Le sacré imprègne toute la vie quotidienne des Laos. C’est passionnant ! La cérémonie du baçi ou de purification peut être plus complexe suivant les demandeurs et le Mo Phon. Le bouddhisme s’est juxtaposé à la croyance animiste… Ici, ces deux religions sont intimement liées…</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
[1] Ancienne capitale royale du Laos<br />
[2]  Roots &amp; Leaves, Restaurant | www.rootsinlaos.com | denis@rootsinlaos.com</p>
<p>Ouvert de 7 à 23 heures, découvrez le dîner spectacle orchestré par la troupe Noor Phao de 19 à 21 heures !<br />
<br/><br/></p>
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		<title>Coutume &#124; La magie de « Boun Ok Phansa »</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 10:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Boun Ok Phansa]]></category>
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		<category><![CDATA[Fête des lanternes]]></category>

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		<description><![CDATA[Découvrez la magie de cette célébration haute en couleur, aussi appelée fête des lanternes et des pirogues de feu! Une date très importante dans le calendrier bouddhiste, marquant la fin du carême et par la même occasion...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<h1>Fête des lanternes et des pirogues de feu</h1>
<p>Luang Prabang (Laos) &#8211; Octobre 2009</p>
<p>Luang Prabang est une ville très charmante entourée du Mékong et de la Nam Khan &#8211; petite rivière qui se jette dans son confluent au nord-est de la ville. C’est l’ancienne capitale royale du pays. Tout au long de la rue principale, les pagodes se succèdent les unes aux autres, apportant une dimension spirituelle à cette cité. Son patrimoine est désormais protégé par l’UNESCO, qui l’a classé au patrimoine mondial en 1995, pour récompenser son architecture unique, composée d’un savoureux mélange de bâtiments coloniaux et de maisons traditionnelles Lao.</p>
<p><em>Nous ne voulions y rester que quelques jours pour y réaliser une nouvelle partie de notre reportage. Mais, une nouvelle fois, nos rencontres et le calendrier nous ont amené à revoir notre planning et à prolonger notre visa. En effet, nous apprîmes que la fête de « Boun Ok Phansa » allait avoir lieu au début du mois à venir, les 4 et 5 Octobre 2009.</em></p>
<p><strong><em>« Boun Ok Phansa » &#8211; De quoi s’agit-il ?</em></strong></p>
<p>Cette fête a lieu à la pleine lune du onzième mois. Elle célèbre la fin du carême bouddhiste, une période d’abstinence qui dure environ trois mois. Pendant cette période, de nombreux Lao (civiles) rejoignent les monastères pour pratiquer au côté des bonzes : ce sont des &laquo;&nbsp;novices&nbsp;&raquo;. Le soir de &laquo;&nbsp;Boun Ok Phansa&nbsp;&raquo;, les pagodes sont illuminées par de nombreuses petites lanternes et des « pirogues de feu » sont déposées sur le Mékong pour remercier les Nagas (dragons) et les génies tutélaires. Les habitants suivent la procession et déposent, eux aussi, des offrandes dans le Mékong. Elles sont composées d&#8217;une architecture de feuilles de bananiers décorées par de nombreuses fleurs et quelques bougies. </p>
<p><strong><em>Préparation…</em></strong></p>
<p>Tout commence une semaine avant, avec la livraison des bambous et du nécessaire pour la construction des lanternes et des pirogues (colles, papiers, ciseaux, …) dans les différentes pagodes : une dizaine de bambous par monastère. Ce travail est organisé par Francis Engelmann, un français conseillé auprès de l’UNESCO, et quelques amis. Ils collectent des donations, vont acheter des bambous et enfin, les distribuent dans les différents monastères. C’est un peu triste, car les moines sont de plus en plus dépendants de ces donations extérieures pour préparer cette célébration. Auparavant, les habitants s’en chargeaient. « Oui, c’est vrai, c’est triste… Au fil des ans, Luang Prabang a beaucoup changé. Les guest-houses et les hôtels ont poussé comme des champignons, remplaçant petit à petit les habitants du centre-ville. Et ils ne s’intéressent guère à la vie des pagodes… Si nous ne le  faisions pas, je ne sais pas qui le ferait. Ce serait normalement du ressort du gouvernement&#8230; » nous précise Francis.</p>
<p>Pourtant « Boun Ok Phansa » est une célébration particulière. Francis nous confit : « cette fête est ma préférée. Elle est sans aucun doute la plus belle de Luang Prabang. Elle se déroule juste avant le début de la saison touristique. Les habitants et les bonzes sont entre eux et s’offrent cette fête pour eux-mêmes. Pour l’instant, il n’y a aucune appropriation touristique… j’espère que ça va durer… ».</p>
<p>Tout au long de la semaine, les habitants et les bonzes bricolent. À l’aide d’une petite « machette », ils découpent les bambous et récupèrent de fines lamelles souples pour ensuite les assembler afin d’obtenir une lanterne (le plus souvent en forme d’étoile) ou bien une partie de la pirogue. Ce sont des moments magiques : observer de jeunes novices, assis à l’ombre d’un arbre sous l’œil aguerri d’un lama plus âgé, entrain de couper puis de fixer méticuleusement ces tiges de bambous. Une fois la structure terminée, ils la décorent. Le plus souvent, ils utilisent du papier de différentes couleurs et des découpages en dent de scie pour ainsi affiner et enrichir l’ensemble. Au fur et à mesure que les jours passent, les pagodes se colorent et deviennent de plus en plus gaies ! Les jeunes novices ont beaucoup de plaisir, ça se voit et ça se ressent !</p>
<p><center><div id="attachment_2390" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC03630.JPG"><img class="size-full wp-image-2390  " title="Préparation d'une pirogue de feu" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC03630.JPG" alt="Préparation d'une pirogue de feu" width="576" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">Préparation d&#39;une pirogue de feu</p></div></center></p>
<p><strong><em>Le 04 Octobre…</em></strong> (1er jour de fête)</p>
<p>La quête des bonzes de Luang Prabang est bien connu. Tous les matins, les bonzes marchent, en file indienne le long des rues, pour recevoir des offrandes. Les habitants leurs offrent du « sticky rice » et de la nourriture en tout genre. Rien de particulier en soi, une coutume bien répandue dans tout le sud-est asiatique. Mais ici, à Luang Prabang, les pagodes situées dans le centre-ville sont extrêmement nombreuses. La procession des bonzes est donc longue.</p>
<p>La quête en ce jour de fête revêt un caractère un peu particulier. Dès 05.00 du matin, les premiers fidèles viennent s’installer sur le trottoir, apportant avec eux nattes et offrandes de fleurs &#8211; préparées à partir de feuille de bananiers et de fleurs jaunes et oranges. Aujourd’hui, il y a plus de monde que d’habitude et les offrandes sont mieux garnies. Les bonzes, en plus de la nourriture habituelle, reçoivent de nouvelles « robes », des sucreries, de l’argent, …</p>
<p>Mais c’est le soir, à la tombée de la nuit, que la magie de « Boun Ok Phansa » intervient vraiment. Les pagodes allument, les unes après les autres, les bougies des lanternes, disposées devant les temples. Il y en a par centaines, de toutes les couleurs. C’est féérique !</p>
<p><strong><em>Le 05 Octobre…</em></strong> (2ème jour de fête)</p>
<p>C’est vers 17h00 que la ville commence à ressentir l’excitation des grands jours de fête, en même temps que l’arrivée des premières « pirogues de feu » ! Ces pirogues viennent des villages avoisinants. Cette année, il y en a quatorze. Elles prennent places dans la rue principale, les unes derrière les autres, pour ensuite, vers 20h00, avancer en procession en direction du temple Vat Xieng Thong (le plus célèbre du Laos), près du Mékong. Cette procession se déroule dans une frénésie générale orchestrée par les percussions et les cymbales qui accompagnent chaque pirogue.</p>
<p>Ces « petits » bateaux sont spectaculairement décorés ! Ils ne sont construits qu’avec de simples tiges de bambous. Les pirogues sont toutes plus belles les unes que les autres. Le résultat est magnifique ! Elles transportent de gigantesques lotus, ou bien des dragons, ou encore des rameurs Lao ! De plus, des dizaines et dizaines de petites lampes à pétrole viennent embellir ces majestueuses constructions ! Grandiose !</p>
<p>Une fois arrivée au Vat Xieng Thong, dans une liesse populaire difficilement descriptible, les pirogues sont alignées face au temple, les unes à côté des autres. Une cérémonie de bénédiction débute alors. Chaque pirogue est bénite avant de prendre la direction du Mékong, en contrebas du temple.</p>
<p>Pour accéder à la rivière, les pirogues doivent emprunter un étroit escalier pentu. Ensuite, elles sont déposées, l’une après l’autre, sur un radeau de bambou, pour être ensuite, lâchées au gré des flots… La descente des escaliers est intense. Chaque pirogue est portée par une dizaine de personnes de chaque côté. Quelques militaires, deux ou trois tout au plus, les aident à se frayer un chemin pour atteindre la berge. Une ambiance extrême règne alors. C’est une gigantesque bousculade ! Mais la partie la plus délicate reste encore à venir… Déposer la pirogue de feu sur son radeau sans qu’elle ne se renverse… Exercice extrêmement périlleux ! Heureusement cette année, toutes, non sans mal, ont réussi et ont pu être lâchées sur la rivière ! Chaque succès a eu le droit à son tonnerre d’acclamations !</p>
<p><center><div id="attachment_2391" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC04050.JPG"><img class="size-full wp-image-2391  " title="Pirogue de feu - en forme de lotus" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/10/DSC04050.JPG" alt="Pirogue de feu - en forme de lotus" width="576" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">Pirogue de feu - en forme de lotus</p></div></center></p>
<p>Cet article est un extrait de notre prochain film documentaire. Nous vous invitons à le découvrir très prochainement #Laos – disponible dès la fin novembre. À suivre prochainement…<br />
<br/><br />
<strong>Regardez également notre reportage photo :</strong></p>
<p><center><object width="580" height="435"><param name="flashvars" value="offsite=true&#038;lang=fr-fr&#038;page_show_url=%2Fphotos%2Fweb-reporter%2Fsets%2F72157622590085598%2Fshow%2F&#038;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fweb-reporter%2Fsets%2F72157622590085598%2F&#038;set_id=72157622590085598&#038;jump_to="></param><param name="movie" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" allowFullScreen="true" flashvars="offsite=true&#038;lang=fr-fr&#038;page_show_url=%2Fphotos%2Fweb-reporter%2Fsets%2F72157622590085598%2Fshow%2F&#038;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fweb-reporter%2Fsets%2F72157622590085598%2F&#038;set_id=72157622590085598&#038;jump_to=" width="580" height="435"></embed></object></center></p>
<p><br/><br/></p>
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		<title>Coutume &#124; Hmong &#8211; Porte bébé communautaire et placenta social</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 13:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[coutume]]></category>
		<category><![CDATA[Hmong]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-Bébé]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>

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		<description><![CDATA[Découverte d'une tradition de la communauté Hmong (4<sup>ème</sup> plus grand groupe ethnique du Laos). Les femmes préparent pendant plusieurs mois, l’arrivée d’un nouveau-né...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/><br />
C’est un ami, un artiste passionné par son pays et ses traditions, qui nous a raconté une coutume propre à la communauté Hmong. Nous n’avons pu nous rendre, pour le moment, dans un village de cette communauté. C’est donc son témoignage que nous vous reportons ici.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong><em>Dans les villages de la communauté Hmong (4<sup>ème</sup> plus grand groupe ethnique du Laos), les femmes préparent pendant plusieurs mois, l’arrivée d’un nouveau-né. Il s’agit d’une coutume reflétant bien les traditions de cette ethnie aux croyances chamanistes…</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em></p>
<p><center><em><div id="attachment_2263" class="wp-caption aligncenter" style="width: 280px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/hmong_baby.jpg"><img class="size-full wp-image-2263  " title="Femme Hmong avec son bébé (source: wisconsinhistory.org)" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/hmong_baby.jpg" alt="Femme Hmong avec son bébé" width="270" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Femme Hmong avec son bébé (source: wisconsinhistory.org)</p></div></em></center></p>
<p></em></strong></p>
<p><strong>Broderies collectives</strong></p>
<p>Tout commence à partir du troisième mois de grossesse. C’est à partir de cette date que les Hmong considèrent qu’une femme est réellement enceinte d’un enfant (et plus simplement habitée par un esprit…). Alors, un tissu de lin blanc commence à circuler au sein du village. Chaque femme de la communauté brode un motif, un symbole qui aura un sens pour le futur bébé. Pendant près de six mois, l’étoffe parcourt ainsi toutes les chaumières du village.</p>
<p><strong>Placenta social</strong></p>
<p>Le jour de la naissance, le placenta est enterré et au même endroit, on y plante un arbre. À ce moment précis, la communauté enveloppe le nouveau-né dans son nouveau placenta, le porte-bébé brodé. Désormais, l’enfant est membre de la communauté toute entière. Ainsi, chez les Hmong, les enfants n’appartiennent pas à une seule famille mais sont pris en charge par l’ensemble du village.</p>
<p><strong>Cycle de vie</strong></p>
<p>L’arbre planté le jour de la naissance, servira ensuite à construire le cercueil à la mort de cette même personne. C’est le cycle de la vie qui est ainsi symbolisé.</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2262" class="wp-caption aligncenter" style="width: 259px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC01968.JPG"><img class="size-full wp-image-2262  " title="Porte-bébé Hmong" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC01968.JPG" alt="Porte-bébé Hmong" width="249" height="384" /></a><p class="wp-caption-text">Porte-bébé Hmong </p></div></em></center></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong><em>Aparté</em></strong></p>
<p>Les Hmong sont de croyance Chamaniste. Les esprits, bons et mauvais, sont présents partout. Ils le sont également dans les vêtements, c’est pourquoi un Hmong qui vous offrirait une étoffe, la déchirerait avant de vous la remettre. En ce qui concerne les porte-bébés, ils coupent les lanières. C’est ainsi, que vous pouvez reconnaitre un vrai porte-bébé Hmong ayant eut une histoire au sein d’une communauté toute entière…</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><em>Pour de plus amples informations sur les traditions des Hmong et notamment leurs croyances chamanistes, nous vous conseillons l’ouvrage de Jean Mottin, « Allons faire le tour du ciel et de la terre ». </em><br />
<br/></p>
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