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	<title>Web-Reporter &#187; Reportage</title>
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		<title>Reportage &#124; Chercheurs d’or</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 13:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheur d'or]]></category>
		<category><![CDATA[Irrarwaddy]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout au long de cette rivière, vivent des nomades, se déplaçant en pirogue, à la recherche du métal le plus précieux : ce sont des chercheurs d’or. Cela fait très longtemps que cette activité existe ici...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La rivière Irrarwaddy traverse la Birmanie du nord au sud. Elle prend sa source dans les contreforts himalayens, par l’intermédiaire de deux rivières, la Malikha et la Maykha. Elles se rejoignent toutes les deux au nord de Myitkyina (capitale administrative de l’état de Kachin) pour former ensuite l’Irrarwaddy. En raison du piteux état des infrastructures routières, cette rivière est l’un des axes de communication principal du pays. Le trafic des pirogues à moteur y est dense.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><center><div id="attachment_2925" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05284-1.JPG"><img class="size-full wp-image-2925 " title="la rivière Malikha " src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05284-1.JPG" alt="la rivière Malikha " width="560" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">la rivière Malikha </p></div></center></p>
<p>Tout au long de cette rivière, vivent des nomades, se déplaçant en pirogue, à la recherche du métal le plus précieux : ce sont des chercheurs d’or. Cela fait très longtemps que cette activité existe ici. Déjà en 1950, de nombreux chercheurs fouillaient la rivière.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><center><div id="attachment_2926" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC053181.JPG"><img class="size-full wp-image-2926 " title="Noung Phoung et Chang Sa" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC053181.JPG" alt="Noung Phoung et Chang Sa" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Noung Phoung et Chang Sa</p></div></center></p>
<p>Noung Phoung et Chang Sa vivent actuellement au bord de la Malikha. Noung Phoung a 50 ans. Il travaille avec son fils, Chang Sa. Ils restent au bord de la rivière pendant près de trois mois puis ils retournent en ville, auprès de leur famille. Ils habitent une « tente » fabriquée avec des bambous et une bâche, juste au bord de l’eau. Le matériel pour faire la cuisine est disposé à l’extérieur sur une planche et des réserves de bois, pour faire du feu, y sont méticuleusement entassées. Tous les matins, à l’aide de leurs filets, ils pêchent ce qu&#8217;ils vont consommer au cours de la journée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><center><div id="attachment_2924" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05239-11.JPG"><img class="size-full wp-image-2924 " title="Tente de Noung Phoung et Chang Sa" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05239-11.JPG" alt="Tente de Noung Phoung et Chang Sa" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Tente de Noung Phoung et Chang Sa</p></div></center></p>
<p>Pour trouver de l’or, ils utilisent un générateur pour pomper l’eau de la rivière. Ils la font ruisseler un peu plus loin sur un tapis à longs poils, une sorte de paillasson. Ce dernier va retenir de la terre dans laquelle sera peut-être mélangée de l’or. Ensuite, à l’aide de « grandes assiettes » en bois, ils retirent minutieusement la terre. Les fragments d’or restant au centre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><center><div id="attachment_2927" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05164.JPG"><img class="size-full wp-image-2927 " title="Noung Phoung et Chang Sa entrain de faire ruisseler l'eau" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05164.JPG" alt="Noung Phoung et Chang Sa entrain de faire ruisseler l'eau" width="560" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Noung Phoung et Chang Sa entrain de faire ruisseler l&#39;eau</p></div></center></p>
<p>Un chercheur sur les berges de la rivière gagne entre 4 000 et 10 000 kyats par jour (entre 4 et 10 dollars). Ils sont de plus en plus nombreux à utiliser un générateur. Quand la pente au bord de la rivière n’est pas assez pentu, ils utilisent des bambous, auxquelles ils fixent les tapis.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><center><div id="attachment_2928" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05464.JPG"><img class="size-full wp-image-2928 " title="Bambou pour faire couler l'eau" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/DSC05464.JPG" alt="Bambou pour faire couler l'eau" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Bambou pour faire couler l&#39;eau</p></div></center></p>
<p>Aujourd’hui, la rivière attire beaucoup de monde. Beaucoup rêvent de découvrir comme en 1979, une grosse pépite d’or naturel. L’ancien directeur du centre de recherche de géologie Birman, nous raconte cette légende :</p>
<p><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/12/Légendes-de-la-rivière.mp3">Légendes de la rivière</a></p>
<p>Noung Phoung et Chang Sa sont de vrais chercheurs d’or, par vocation. Ils aiment cette vie, avec la liberté qu’elle offre. Au contraire, la vie en ville ne les attire pas du tout. Ils aiment la rivière et la nature. Et ils apprécient la comparaison que je leurs ai fait, en les surnommant : « les bédouins de la rivière » !</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit reportage vidéo a été réalisé en leurs compagnies. Dès que la connexion internet le permettra, ce reportage sera uploadé sur le site&#8230; (d&#8217;ici quelques jours)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Reportage &#124; Faut-il visiter la Birmanie ? (lac Inle)</title>
		<link>http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/</link>
		<comments>http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 04:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Birmanie]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Lac Inle]]></category>
		<category><![CDATA[Problématique]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est une question que tous les voyageurs, souhaitant se rendre en Birmanie, se posent... Et la réponse n'est pas forcément évidente... J'ai donc été à la rencontre de touristes pour savoir comment eux ont...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/><br />
Sur ma route en direction du nord, en direction de régions moins connus, j’ai effectué une halte au bord du lac Inle. Ce lac est un des endroits les plus visités du pays. J’y ai rencontré un nombre important de touristes, de toutes les nationalités occidentales. Mais venir visiter la Birmanie pose d’inévitables questions. J’ai rencontré plusieurs touristes et discuté avec des locaux vivant de cette activité. A qui profite-le plus ce secteur lucratif… au gouvernement ou bien aux populations locales ? Avant d’entrer dans le vif du sujet, voyons un peu à quoi ressemble ce fameux lac.</p>
<p><center><div id="attachment_2822" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04705.JPG"><img class="size-full wp-image-2822 " title="Pêcheur du lac Inle" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04705.JPG" alt="Pêcheur du lac Inle" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Pêcheur du lac Inle</p></div></center><br />
<br/></p>
<p><strong><em>Le Lac Inle</em></strong></p>
<p>Selon moi, le lac Inle résume bien l’état du tourisme en Birmanie. Les infrastructures sont, en majorité, artisanales et le tourisme en devenir. Selon Mawa, la propriétaire d’une Guest House de Nyaung Shwe (petite ville au bord du lac), le tourisme se développe beaucoup mais, malheureusement, a été stoppé dans son élan par les évènements de ces deux dernières années (émeutes de 2007 et catastrophe naturelle en 2008). Elle a ouvert son petit hôtel en 1996. À cette époque, ils étaient seulement une petite poignée à être installés autour du lac, une petite dizaine. Aujourd’hui, il y a plus de 40 hôtels et guest-houses de tout genre, offrants toutes les gammes de standings recherchées.</p>
<p>Mais on est encore bien loin du développement Thaïlandais, ou bien même Lao, voir encore Indien. Ici, les restaurants et les hôtels sont des établissements familiaux ou bien locaux ouverts aux touristes. Les menus ont été traduits en anglais et les plats ont été diversifiés afin d’essayer d’offrir des repas plus occidentalisés (pates, pizzas, sandwichs,…). Mais la nourriture traditionnelle reste la meilleure, la moins cher et la plus souvent proposée.</p>
<p>Le lac en lui-même est somptueux. Pour ce rendre du petit village de Nyaung Shwe au lac, il faut emprunter un canal, une artère principale entre la vie du lac et le monde extérieur. Le trafic des pirogues à moteur est incessant. Ces dernières emportent des denrées ou bien des matériaux de construction et ramènent ensuite les récoltes de tomates produites au milieu du lac et qui seront ensuite transportées à travers le pays.</p>
<p>Les deux activités principales du lac, mise à part celle du tourisme, sont la culture maraichère de tomates et la pêche. Les pêcheurs ont une technique bien originale pour pagayer. Ils sont debout et utilisent une seule main et un pied pour remuer leur rame. Ils ont donc une main de libre pour s’occuper de leur grand panier qui leur sert à attraper les poissons.</p>
<p><center><div id="attachment_2825" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04725.JPG"><img class="size-full wp-image-2825 " title="Moyen de locomotion " src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04725.JPG" alt="Moyen de locomotion " width="560" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Moyen de locomotion </p></div></center><br />
<br/></p>
<p>Plusieurs petits villages sont construits au milieu du lac. Les maisons sont toutes en bois sur pilotis. Le seul moyen de déplacement possible est la pirogue. Ces villages sont extrêmement pittoresques !</p>
<p>Tous les jours, des dizaines et dizaines de pirogues emmènent par groupe de 3 à 5 personnes les touristes aux différents spots proposés. Il y a tout d’abord un marché flottant, ou une meute de vendeurs en pirogue s’harnache à la votre… Il est ensuite difficle de s’en séparer… Puis il y a un atelier de tissage, plusieurs pagodes et quelques déambulations dans les rues aquatiques des petits villages sur pilotis. C’est une promenade agréable car dépaysante. Mais plus d’organisation lui serait, sinon fatale, extrêmement néfaste… Le lac est beau car il semble être encore « sauvage » et traditionnelle.<br />
<br/><br />
<strong><em>Faut-il venir en Birmanie ?</em></strong></p>
<p>Toutes personnes préparant un voyage en Birmanie se posent forcément la question à un moment ou un autre… D’ailleurs, c’est un sujet très conflictuel sur les différents forums de voyage sur internet.</p>
<p>J’ai voulu rencontrer des touristes et savoir comment ils avaient abordé cette problématique avant de venir. Et puis, maintenant qu’ils sont à l’intérieur du pays, connaitre l’évolution de leur point de vue…</p>
<p>C’est dans une guest-house de Nyaung Shwe que j’ai rencontré Raphael et Adeline. Ils sont originaires de Lyon et viennent tout juste d’entamer un tour de 5 mois en Asie. Ils sont infirmiers en milieu psychiatrique et essayent aussi souvent que possible de s’évader de leur routine quotidienne. C’est Raphael qui, poussé par sa curiosité, a voulu venir en Birmanie. De son point de vue, l’isolement n’est pas la bonne solution, bien au contraire. Ces populations sont contentes d’accueillir des étrangers qui sont, de plus, au fait de leurs difficultés. Adeline, quant à elle, ne serait jamais venu si son compagnon n’avait pas été si motivé. Écoutez leur témoignage :</p>
<p>(qualité audio : également pittoresque !)</p>
<p><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/Raphael-et-Adeline-faut-il-venir-en-Birmanie.mp3">Raphael et Adeline &#8211; faut-il venir en Birmanie ?</a></p>
<p><br/><br />
<center><div id="attachment_2818" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/200911242221241.JPG"><img class="size-full wp-image-2818 " title="Mathew, un bon baroudeur anglais!" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/200911242221241.JPG" alt="Mathew, un bon baroudeur anglais!" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Mathew, un bon baroudeur anglais!</p></div></center><br />
<br/><br />
Mathew, grand voyageur anglais, rencontré un peu plus tard, témoigne également :</p>
<p>(qualité sonore : bonne)</p>
<p><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/Mathew-population-locale.mp3">Mathew &#8211; population locale</a><br />
<br/><br />
Mathew voyage depuis de nombreuses années. Il a déjà parcouru de nombreux pays. C’est un bon baroudeur. Aujourd’hui, il travaille dans le commerce équitable, ce qui lui permet de continuer à voyager. Avant de venir en Birmanie, il a passé 6 jours en Corée du Nord. Je lui ai demandé d’essayer de comparer ses impressions entre ces deux pays. Écoutez son témoignage :</p>
<p><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/Mathew-compare-la-Birmanie-et-la-Corée-du-nord.mp3">Mathew compare la Birmanie et la Corée du nord</a><br />
<br/><br />
Mon avis est semblable à celui de ces voyageurs. Difficile d’en être vraiment autrement tellement la population Birmane est chaleureuse et accueillante. L’oppression n’est pas vraiment visible dans la vie quotidienne, d’autant plus que plusieurs personnes sont venues m’en parler ouvertement… Les touristes sont peut-être, pour eux, un espoir de changement !<br />
<br/><br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><strong><em>Réponse au Jeu #1</em></strong> (Article : <a href="http://www.web-reporter.net/archives/carnet-rangoon-premieres-impressions/" target="_self">Rangoon, premières impressions</a>)</p>
<p>Il n’y a malheureusement pas de gagnant ! Le magnifique prix qui était en jeu n’est pas encore totalement perdu car il sera de nouveau à gagner lors du prochain Quizz sonore… Ouff !</p>
<p>Réponse en image :</p>
<p><center><div id="attachment_2819" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04676.JPG"><img class="size-full wp-image-2819 " title="Les fameuses clochettes !" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04676.JPG" alt="Les fameuses clochettes !" width="560" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Les fameuses clochettes !</p></div></center></p>
<p>Les clochettes sont installées sur une machine qui presse la canne à sucre pour obtenir un délicieux jus bien sucré !</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
<br/><br />
Lac Inle en images :</p>
<p>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/attachment/200911242221241/' title='Mathew, un bon baroudeur anglais!'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/200911242221241-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Mathew, un bon baroudeur anglais!" title="Mathew, un bon baroudeur anglais!" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04811/' title='Les montagnes protègent le lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04811-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Les montagnes protègent le lac" title="Les montagnes protègent le lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04697/' title='Pagode étincelante au bord du canal'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04697-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pagode étincelante au bord du canal" title="Pagode étincelante au bord du canal" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04705/' title='Pêcheur du lac Inle'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04705-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur du lac Inle" title="Pêcheur du lac Inle" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04706/' title='Pêcheur sur le lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04706-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur sur le lac" title="Pêcheur sur le lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04781/' title='Toujours souriant!'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04781-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Toujours souriant!" title="Toujours souriant!" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04768/' title='Pour tout le monde, c&#039;est le seul moyen de transport'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04768-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pour tout le monde, c&#039;est le seul moyen de transport" title="Pour tout le monde, c&#039;est le seul moyen de transport" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04810/' title='Pêcheur sur le lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04810-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur sur le lac" title="Pêcheur sur le lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04832/' title='Un long pont sur pilotis!'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04832-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Un long pont sur pilotis!" title="Un long pont sur pilotis!" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04764/' title='Village du lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04764-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Village du lac" title="Village du lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04797/' title='DSC04797'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04797-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="DSC04797" title="DSC04797" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04784/' title='C&#039;est très beau!'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04784-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="C&#039;est très beau!" title="C&#039;est très beau!" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04676/' title='Les fameuses clochettes !'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04676-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Les fameuses clochettes !" title="Les fameuses clochettes !" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04708/' title='Pêcheur sur le lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04708-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur sur le lac" title="Pêcheur sur le lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04694/' title='Parking dans un bras du canal...'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04694-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Parking dans un bras du canal..." title="Parking dans un bras du canal..." /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04725/' title='Moyen de locomotion '><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04725-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Moyen de locomotion" title="Moyen de locomotion" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04751/' title='Devant un autre village'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04751-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Devant un autre village" title="Devant un autre village" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04749/' title='Quelques marchands attendent des clients'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04749-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Quelques marchands attendent des clients" title="Quelques marchands attendent des clients" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04770/' title='Les moteurs deviennent problématiques... (pollution sonore)'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04770-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Les moteurs deviennent problématiques... (pollution sonore)" title="Les moteurs deviennent problématiques... (pollution sonore)" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04825/' title='Pêcheur'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04825-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur" title="Pêcheur" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04774/' title='Réflexion...'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04774-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Réflexion..." title="Réflexion..." /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04754/' title='A coté du village'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04754-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="A coté du village" title="A coté du village" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04739/' title='Village au milieu du lac'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04739-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Village au milieu du lac" title="Village au milieu du lac" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04757/' title='Pêcheur'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04757-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Pêcheur" title="Pêcheur" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04769/' title='Le nom du village, probablement!?'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04769-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Le nom du village, probablement!?" title="Le nom du village, probablement!?" /></a>
<a href='http://www.web-reporter.net/archives/reportage-faut-il-visiter-la-birmanie-lac-inle/dsc04789/' title='Petite fille...'><img width="150" height="150" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/11/DSC04789-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Petite fille..." title="Petite fille..." /></a>
<br />
<br/></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Reportage &#124; Une ferme à soie d’exception !</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 06:22:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[Ferme à soie]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Xieng-Kouang]]></category>

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		<description><![CDATA[Visite d'une ferme à soie dans la province de Xieng-Kouang (RDP Laos), explication d'un cycle de production naturel...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>26 Août 2009. Vientiane (capitale de la RDP Laos), salle de presse de la « Lao Journalist Association»</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de la conférence présentant les lauréats Lao récompensés lors de la manifestation « ASEAN » (concours sur l’artisanat), une femme d’exception, Mme Kommaly CHANTHAVONG, est venue nous trouver. <em>« Venez à ma ferme, vous ne le regretterez pas ! »</em> nous lance-t-elle. Elle fait partie des gagnantes de ce grand concours international. Elle a été récompensée pour une étoffe fabriquée et brodée à la main dans sa ferme de soie « Mulberries ». Âgée d’une cinquantaine d’années, Kommaly nous inscrit énergiquement, sur notre carnet, le téléphone portable de sa fille, Loc CHANTHAVONG.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2202" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00553.JPG"><img class="size-full wp-image-2202  " title="De gauche à droite : &amp;nbsp;Mme Kommaly CHANTHAVONG, Fondatrice de l’organisation « Mulberries » et&amp;nbsp;Mme Rassanikone NANONG, Présidente de la « Lao Handicraft Association" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00553.JPG" alt="De gauche à droite : Mme Rassanikone NANONG, Présidente de la « Lao Handicraft Association » et Mme Kommaly CHANTHAVONG, Fondatrice de l’organisation « Mulberries »" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: justify; "><em>De gauche à droite :  Mme Kommaly CHANTHAVONG, Fondatrice de l’organisation « Mulberries » et Mme Rassanikone NANONG, Présidente de la « Lao Handicraft Association</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>28 Août 2009, direction la province de Xieng-Kouang au Nord Est du pays</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Loc est une jeune femme dynamique d’une trentaine d’année. Elle est venue nous accueillir au stand de bus. Un peu plus tard, autour d’une « Lao Beer » fraîche, nous faisons connaissance : <em>« Je suis née à Nong Khaï, en Thaïlande. J’ai vécu mes dix premières années ici, à Xiengkouang. Puis, je suis partie aux Etats-Unis, dans le Minnesota, où j’ai vécu jusqu’à maintenant. J’y ai fait mes études. Chaque année, pendant mes vacances scolaires, je revenais ici, à la ferme. L’eau courante et l’électricité n’existaient pas encore »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Kommaly, sa mère, a tout construit seule. En 1976, elle obtient du gouvernement la location d’un terrain de 17 hectares. Elle s’y installe, dans une petite maison près de la rivière. Loc nous raconte : <em>« Les gens de la région disaient que le terrain était rempli d’esprits, que jamais rien n’y pousserait. Ils disaient de ma mère qu’elle était folle&#8230; » </em>. Et pourtant, c’est ainsi qu’elle a fondé sa coopérative de production de soie. Aujourd’hui, sur ce même terrain, pousse de nombreux mûriers. La ferme coopère avec plus de 2000 villageois répartis sur 5 provinces. Et c’est cela qui  motive Kommaly. Elle nous en explique la raison en nous contant une partie de son enfance : <em>« Lorsque j’étais petite, mon père produisait de l’opium. C’est une activité très dangereuse. Nous étions obligés de nous cacher. Cela nous a coupé de la vie du village, nous a isolé. Je pense que la production de la soie est une bonne alternative. C’est pour cela que nous travaillons avec autant de villageois, parfois éloignés de plus de 8 heures de route d’ici. Nous enseignons le processus de production aux leaders des villages. Nous souhaitons développer cette activité afin qu’un jour, sur nos marchés, la soie soit Lao et non Thaïlandaise ou Vietnamienne. Cela permettra de soutenir de nombreux emplois»</em>. Surement trop humble, elles ne nous disent pas que Kommaly a été nominée au <strong>prix Nobel de la paix en 2005</strong> et qu’elle a reçu <strong>un Award de l’UNESCO en tant que meilleure artiste, en 2002</strong>. Chaque année, elle remporte de nombreux et divers prix…</p>
<p>>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center
<dl id="attachment_2205" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00791-1.JPG"><img class="size-full wp-image-2205  " title="À droite, Loc dans un des 200 villages partenaires de la ferme" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00791-1.JPG" alt="À droite, Loc dans un des 200 villages partenaires de la ferme" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left; "><em>À droite, Loc dans un des 200 villages partenaires de la ferme</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Loc ajoute <em>« désormais, je vais la seconder. J’ai décidé que ma vie serait ici et non plus aux États-Unis. Je m’occuperait dorénavant de la ferme et de nos magasins à Vientiane et à Luang Prabang»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes sur la terrasse de la maison où elle souhaite accueillir ses futurs invités. Loc met en place un tourisme écologique. Les touristes, en plus d’apprendre tout le processus de création de la soie, pourront fabriquer leur propre étoffe ! Ils disposeront de métiers à tisser et apprendront les gestes méthodiques que requiert cet instrument. La vue à 360°, à partir du balcon de la maison, est splendide. Loc nous indique, rieuse, que de précédents visiteurs ont comparé cette campagne à la Suisse. À nos pieds, de jeunes mûriers reposent sur leur compost, et plus loin, des vaches rentrent à l’étable. Les collines sculptent joliment l’horizon et la nature emplie le silence de ses mélodies exotiques. Eclairée à la lueur d’une bougie, la jeune femme n’arrête pas. Occupée par ses deux téléphones, le nombreux personnel de la ferme, les affaires en cours et nos innombrables questions… elle tourbillonne efficacement pour tout gérer. Impressionnante !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 et 30 aout 2009, découverte de la ferme Mulberries</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La ferme est implantée sur un terrain qui a été très sévèrement bombardé durant la guerre du Vietnam (« La guerre secrète »). Après quelques années de travail rigoureux et de persévérance, l’acidité du terrain a disparu pour laisser place à un sol fertile, aujourd’hui recouvert d’une herbe grasse et de nombreux mûriers. La soie y est désormais produite quotidiennement en respectant le cycle naturel. La ferme est entièrement organique (compost, teinture, tissage, …). De plus, la fondation Mulberries a obtenu le <strong>label « Fair trade » (commerce équitable) en 1995</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center; "><strong>Le cycle de production</strong></p>
<p style="text-align: center; "><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1.	Les Vaches</strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2206" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00845.JPG"><img class="size-full wp-image-2206  " title="Les vaches de la ferme Mulberries" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00845.JPG" alt="Les vaches de la ferme Mulberries" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left; "><em>Les vaches de la ferme Mulberries</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Ces belles vaches, au-delà de nourrir et de fournir du lait à la ferme, sont un des éléments essentiels à la production de la soie. Tous les matins, vers 7H30, une fois leur enclos ouvert, des travailleurs viennent récolter leurs excréments.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2207" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00862.JPG"><img class="size-full wp-image-2207  " title="La récolte quotidienne des excréments" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00862.JPG" alt="La récolte quotidienne des excréments" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left; "><em>La récolte quotidienne des excréments</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.	Le compost</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Afin de fournir un compost fertile aux mûriers, les excréments sont recouverts d’herbes sèches. Au soleil, le temps fait son effet…  Ensuite, ce compost est utilisé pour fertiliser les mûriers. Les feuilles de ces derniers sont l’unique aliment des vers à soie. Dans cette ferme, on récolte aussi les feuilles pour fabriquer du thé ou faire des soupes.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2208" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00905.JPG"><img class="size-full wp-image-2208  " title="Préparation de l’engrais, mélange des excréments et d’herbes sèches" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00905.JPG" alt="Préparation de l’engrais, mélange des excréments et d’herbes sèches" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left; "><em>Préparation de l’engrais, mélange des excréments et d’herbes sèches</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3.	La nurserie des vers à soie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Trois fois par jour, les vers à soie sont nourris de feuilles de mûriers nettoyées et prédécoupées. Les vers vivent et grossissent dans un environnement sanitaire de haute qualité. Blouse blanche, masque de chirurgien et gants sont essentiels lorsque vous allez à leur rencontre. Leur maison est fraîche. Des moustiquaires sont installées partout et un sas d’entrée est nécessaire pour éviter à d’autres insectes d’y pénétrer. Car, saviez-vous qu’il suffit que l’un d’entre eux meure pour que tous succombent ?</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2209" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00919.JPG"><img class="size-full wp-image-2209   " title="Vers à soie se nourrissant de feuilles de mûriers" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00919.JPG" alt="Vers à soie se nourrissant de feuilles de mûriers fraîchement découpées" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: justify; "><em>Vers à soie se nourrissant de feuilles de mûriers</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4.	Les cocons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après 24 jours, les vers commencent à émettre de la soie pour créer leurs cocons. Ils sont alors déposés dans une nouvelle maison de haute qualité sanitaire. Ils sont installés, un par un, dans des bacs compartimentés en bois.</p>
<p style="text-align: justify;">Les vers à soie sont très protéinés. En visite à la ferme en même temps que nous, la FAO (Food and Agriculture Organisation of the United Nations – ONU) essaye de trouver une solution à la malnutrition au Laos, et ces vers en sont une !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons goûté des larves de frelons. Malgré la surprise d’y gouter, nous n’avons pas trouvé cela désagréable. Les larves de frelons sont dangereuses à récolter, donc leur prix est élevé. En revanche, les vers à soie pourraient être sur les marchés locaux à moindre prix ! Car pour la production de la soie, une fois les vers transformés, certains sont gardés pour la reproduction mais pas tous.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2213" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00930.JPG"><img class="size-full wp-image-2213   " title="Cocons de soie, naturellement blancs ou jaunes" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00930.JPG" alt="Cocons de soie, naturellement blancs ou jaunes" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Cocons de soie, naturellement blancs ou jaunes</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5.	Récolte de la soie autour des cocons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons suivi le processus manuel de récolte de la soie autour des cocons. À Mulberries, le système manuel est employé afin de fournir du travail à de nombreuses personnes, mais ils ont aussi des machines afin de répondre à la demande (travaillant vite et donnant une soie d’une qualité différente).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour récolter la soie, les cocons sont plongés dans une marmite d’eau bouillante. Ainsi, facilement, la soie se sépare du cocon. Les travailleuses réalisent un premier fil.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2215" class="wp-caption aligncenter" style="width: 404px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00979.JPG"><img class="size-full wp-image-2215         " title="Récolte de la soie sur les cocons" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00979.JPG" alt="Récolte de la soie sur les cocons" width="394" height="221" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Récolte de la soie sur les cocons</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6.	Les fils de soie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les premiers fils sont bouillis et séchés au soleil. Puis, à la ferme ou dans un des nombreux villages coopérants, les fils sont tressés par deux, trois ou quatre fils en fonction de la qualité voulue. Les villageoises réalisent ce travail en plus de leur travail agricole. <em>« Cela m’apporte un plus financier»</em>, nous confie l’une d’elle. Elles travaillent à leur rythme. Par exemple, en période de mousson, elles ont plus de travail dans les rizières et donc apportent moins de temps de travail à Mulberries. La ferme s’organise en conséquence.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2217" class="wp-caption aligncenter" style="width: 399px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00985.JPG"><img class="size-full wp-image-2217    " title="Fils de soie naturelle entrain de bouillir" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00985.JPG" alt="Fils de soie naturelle entrain de bouillir" width="389" height="220" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Fils de soie naturelle entrain de bouilli</em>r</dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2218" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC007711.JPG"><img class="size-full wp-image-2218 " title="Tressage des fils dans l’un des villages 1" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC007711.JPG" alt="Tressage des fils dans l’un des villages 1" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Tressage des fils dans l’un des villages 1</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2219" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC007731.JPG"><img class="size-full wp-image-2219 " title="Tressage des fils dans l’un des villages 2" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC007731.JPG" alt="Tressage des fils dans l’un des villages 2" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Tressage des fils dans l’un des villages 2</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les teintures sont organiques. L’environnement est si important !</p>
<p><br/></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2220" class="wp-caption aligncenter" style="width: 417px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00990.JPG"><img class="size-full wp-image-2220    " title="Il faut un mois pour obtenir de l’indigo à partir de végétaux" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC00990.JPG" alt="Il faut un mois pour obtenir de l’indigo à partir de végétaux" width="407" height="272" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;"><em>Il faut un mois pour obtenir de l’indigo à partir de végétaux</em></dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7.	Dernière étape, tissage !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est à travers un petit chemin bordé d’arbres fleuris que nous nous rendons à la rencontre des tisseuses. En chemin, Loc nous explique <em>« ce travail demande de la concentration, elles sont isolées dans cette maison pour pouvoir mieux travailler »</em>. L’endroit respire la paix, tout comme les tisseuses. Seul le bruit du bois touchant le sol, lorsque le pied appui sur l’une des pédales permettant d’écarter deux tissages, vient troubler la quiétude.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;"><center>
<dl id="attachment_2221" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC01067.JPG"><img class="size-full wp-image-2221 " title="Tisseuse" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/09/DSC01067.JPG" alt="Tisseuse" width="384" height="216" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd" style="text-align: left;">Tisseuse</dd>
</dl>
<p></center></div>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes travaillent sans dessin. Elles connaissent les motifs, les couleurs. Certaines tissent depuis leur enfance, lorsque le soir elles regardaient leur maman faire. C’est ici, qu’a été brodée l’étoffe qui a gagné le premier prix !</p>
<p style="text-align: justify;">La tradition de la soie laotienne perdure et est encouragée à Mulberries. Comme alternative à l’opium, à l’agriculture par brûlis qui détruit les forêts et comme gardienne des traditions. Sur les marchés locaux, si la soie laotienne remplace peu à peu la soie thaïlandaise ou vietnamienne, ce sont de nombreuses familles Lao qui obtiendront un apport financier pour améliorer le quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Acheter local, à une organisation qui…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">•	respecte les règles du commerce équitable,<br />
•	privilégie le travail fait « main » pour créer des emplois,<br />
•	forme ses employés pour leur permettre de se développer<br />
•	suit un processus écologique et durable…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voilà un bel exemple !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir plus, visitez le site de <a title="Mulberries" href="http://www.mulberries.org/">« Mulberries »</a><a href="http://www.mulberries.org/"></a></p>
<p><a href="http://www.mulberries.org/"></a></p>
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		<title>Reportage &#124; Les Lepchas, une communauté en extinction…</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 09:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Web-Reporter</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[ACT]]></category>
		<category><![CDATA[barrage]]></category>
		<category><![CDATA[Lepcha]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
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		<description><![CDATA[Reportage sur la communauté Lepcha du Dzongu (Inde) réalisé en juin dernier...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2057" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00550.JPG"><img class="size-full wp-image-2057 " title="Renzing devant une maison traditionnelle Lepcha" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00550.JPG" alt="Renzing devant une maison traditionnelle Lepcha" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Renzing devant une maison traditionnelle Lepcha</p></div></em></center></p>
<p><em>Cela faisait un moment que nous avions entendu parler de ce conflit entre la communauté Lepcha et le gouvernement indien. En 2007, deux jeunes Lepchas, Dawa et Tenzing, avaient entamé une grève de la faim pour protester contre un mégaprojet hyrdo-électrique. À l’époque, il s’agissait de construire 26 barrages sur la rivière Teesta qui traverse du nord au sud le petit état du Sikkim (nord-est de l’Inde). Les journaux français avaient relayé l’information et nous avions pu suivre, timidement, l’avancée de ce bras de fer.</em></p>
<p><strong><em>Premières rencontres</em></strong></p>
<p>Nous nous trouvions à Siliguri (au nord du West-Bengale) lorsque nous avons décidé de leur rendre visite et de découvrir la situation après plusieurs années de silence médiatique.</p>
<p>Nous nous sommes donc rendus à Mangan, la dernière ville avant l’entrée dans la vallée du Dzongu. Cette vallée est une zone protégée (une réserve) ou vivent exclusivement des Lepchas. Pour avoir la permission d’y entrer, vous devez vous munir d’un permis de cinq jours renouvelable. </p>
<p><center><em><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/sikkim.jpg"><img src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/sikkim.jpg" alt="Le Dzongu" title="Le Dzongu" width="350" height="337" class="size-full wp-image-2105" /></a></em></center><br />
<br/></p>
<p>C’est un dimanche matin, à la sortie de la messe, que nous avons rencontré Nima Tenzing, ancien chancelier du roi (équivalent du premier ministre) qui allait avoir un rôle essentiel dans l’élaboration de notre reportage. C’est un homme d&#8217;environ 80 ans, souriant, charismatique, de qui se dégage une grande sagesse. Il nous a aussitôt proposé son aide en nous présentant son fils Passang. Ce dernier est membre de l’Affected Citizens of Teesta (ACT), l’organisation qui lutte contre la construction des barrages. Dans un premier temps, il nous raconte brièvement l’histoire du Sikkim et de ce qu’il pense du rattachement à l’Inde en 1975. Pour lui, l&#8217;Inde a toujours eu des vues sur les ressources naturelles du Sikkim. Depuis son annexion, il y a plus de trente ans, le gouvernement indien à toujours souhaiter exploiter les ressources hydro-électriques de la région.</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Passang n’a pas voulu s’étendre trop longuement sur l’ACT et nous avons ressenti, chez lui, une certaine lassitude à la simple évocation de ce sujet… Nous en comprendrons les raisons un peu plus tard. En revanche, il nous met en relation avec ces amis membres de l’organisation. C’est tout d’abord Dumpten Lepcha que nous rencontrons. Ce dernier nous emmène chez lui, en plein cœur du Dzongu. Sur le trajet, il ne manque pas de nous montrer les chantiers des barrages en construction et les autres projets en cours de planification.</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2055" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00494.JPG"><img class="size-full wp-image-2055 " title="Dumpten Lepcha" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00494.JPG" alt="Dumpten Lepcha" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Dumpten Lepcha</p></div></em></center></p>
<p><strong><em>Qui sont les Lepchas…</em></strong></p>
<p>Les Lepchas sont les premiers habitants du Sikkim. Il s’agit d’une communauté tribale très ancienne conservant encore aujourd’hui des croyances propres, de type chamaniste. Ils parlent le Lepcha, une langue tibéto-birmane, et ont tous comme patronyme « Lepcha ». Aujourd’hui, ils ne représentent plus que 15% de la population du Sikkim (40 000 personnes environ selon le recensement de 2001), dominée par une communauté d’origine népalaise (75%).</p>
<p>La plupart d’entre eux vivent de l’agriculture, une agriculture traditionnelle. Ils cultivent principalement du maïs, du riz et du millet. Il y a quelques années encore, le Sikkim et notamment le Dzongu était de grands producteurs de cardamome. Les revenus des habitants avaient alors considérablement augmenté. Mais, au début des années 2000, la production s’est effondrée. Personne ne sait réellement pourquoi… Certains disent que la surexploitation des sols en est la raison la plus évidente. Les plus pessimistes, eux, expliquent que les revenus de la cardamome permettaient aux Lepchas une indépendance vis-à-vis des autorités locales et qu’étrangement, les parasites destructeurs sont apparus en même temps que l’annonce du projet hydro-électrique…</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Une grande partie de leur production agricole est destinée à leur consommation personnelle. Notamment le millet et le maïs qui servent à fabriquer le « Tchee », une sorte de bière locale. Ce dernier a un rôle très important dans la cohésion de la société Lepcha. En effet, elle repose encore aujourd’hui sur un système d’entraide collectif. Au moment des récoltes ou bien du repiquage du riz, les familles Lepchas font appel aux autres familles de la communauté pour leur venir en aide. C’est un système solidaire, non-économique, qui existe chez eux depuis toujours. La tradition veut que les « workers » soient soutenus au cours de leur journée de travail par de nombreux petits « tonneaux » de Tchee et qu’ils soient remerciés par un très bon et copieux repas ! Ainsi veut la tradition ! Mais cela est entrain de disparaitre. Quelques propriétaires commencent à faire appel à des travailleurs extérieurs, souvent des népalais, qu’ils paient à la journée…</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2063" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00910.JPG"><img class="size-full wp-image-2063 " title="Une vieille femme au travail" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00910.JPG" alt="Une vieille femme au travail" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Une vieille femme au travail</p></div></em></center></p>
<p>Beaucoup de Lepchas ont été convertis au Bouddhisme puis au Christianisme à la fin du XIX° et au début du XX° siècle. Mais leurs croyances ancestrales n’ont pas disparues pour autant. Ce sont de fervent croyant en la nature. Ils vénèrent la montagne sacrée, le Kangchenjunga (8 598 m), le troisième plus au sommet du monde qui surplombe leur vallée. Ils effectuent de nombreuses « Puja » (prière) pour conjurer les mauvais sorts. Mais, comme le reste des traditions de cette communauté, et notamment en raison de la disparition des grands chamans, cette croyance est entrain, petit à petit, de disparaitre …</p>
<p>Nous avons eu le privilège de rencontrer Samtuk Lepcha, l’un des derniers Chaman, ancien prêtre personnel du roi. Il vit reclus à côté de la rivière Teesta. Avant notre rencontre, Renzing, notre interprète, nous a confié son inquiétude… « Ici, personne ne lui rend visite sans avoir une raison importante », nous dit-il. « Il ne faudra pas non plus rester trop longtemps, ça pourrait lui nuire… ». Nous sentons une certaine tension naitre au fur et à mesure que le moment de notre rencontre s&#8217;approche. Finalement, à côté de sa maison en bois, nous l’interviewons pendant près d&#8217;une heure. Il nous raconte les grands changements dans sa vie : « Au temps du roi, nous avions ce dont nous avions besoin pour réaliser nos célébrations. Nous pouvions conjurer les mauvais sorts, les maladies, les mauvaises récoltes, etc… Le roi apportait le nécessaire. Il offrait des Yaks et ce dont nous avions besoin pour les sacrifices. Aujourd’hui, nous manquons de tout, personne ne nous aide… J’aimerais savoir pourquoi… Nous ne pouvons plus réaliser nos grandes prières… ». Nous ressentons sa tristesse et sa grande incompréhension pendant qu’il nous parle. En effet, la communauté Lepcha se détache petit à petit de ses croyances ancestrales. Le prêtre évoque la modernisation comme responsable…</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2065" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00977.JPG"><img class="size-full wp-image-2065 " title="Un des derniers grands chamans Lepchas" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC00977.JPG" alt="Un des derniers grands chamans Lepchas" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Samtuk Lepcha, l&#39;un des derniers grands chamans Lepchas</p></div></em></center></p>
<p><strong><em>Le projet…</em></strong></p>
<p>Dumpten nous explique dans le détail les projets que le gouvernement indien veut mettre en place. Armé d’une grande feuille de papier et d’un crayon, il nous fait de grand croquis pour nous expliquer les différents projets. Plusieurs sont déjà presque terminés. Dans le Dzongu, il y en avait 6 (sur les 26 prévus initialement dans l’ensemble du Sikkim). Finalement, grâce à l’action de l’ACT, le gouvernement n’en a retenu que quatre. Deux sont actuellement en construction et serviront de test, avant de proposer les deux autres à la population sous forme de référendum. Mais il s’agira cette fois de la construction du barrage le plus important du projet, le barrage Teesta III, d’une puissance de 1200 MW&#8230;</p>
<p>Les barrages en construction sont gigantesques. Dumpten nous explique qu’ils dévieront près de 70% du cour de la rivière dans des tunnels dirigés sous les montagnes. Le lit de la Teesta sera donc presque vidé… Bien évidemment, les pêcheurs et tout l’écosystème vont en subir directement les conséquences… Les travaux en eux-mêmes sont d’ores et déjà destructeurs. Il est prévu de construire de nombreux tunnels et de grands bassins artificiels…</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2053" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/200906091711021.jpg"><img src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/200906091711021.jpg" alt="Barrage en construction" title="Barrage en construction" width="512" height="288" class="size-full wp-image-2053" /></a><p class="wp-caption-text">Barrage en construction</p></div></em></center></p>
<p><strong><em>La mobilisation de l’ACT…</em></strong></p>
<p>La Teesta est une magnifique rivière sauvage prenant sa source dans le lac « Cho Lhamu », en plein cœur de l’Himalaya, à une hauteur de 5330 mètres. Pour les Lepchas, cette rivière est, tout comme le mont Kangchenjunga, sacrée. C’est pourquoi la communauté se mobilise. Les craintes sont nombreuses, notamment d’un point de vue environnemental mais aussi et surtout en ce qui concerne la préservation des traditions de la communauté.</p>
<p style="text-align: center;">
<p>En 1956, le roi du Sikkim avait protégé le Dzongu en le déclarant « réserve spéciale » pour préserver l’écosystème et les traditions de la communauté. Depuis, aucun étranger ne peut s’y installer et un permis est nécessaire pour y entrer. Lorsque le Sikkim fut rattaché à l’Inde en 1975, le gouvernement n’a aucunement remis en cause cette loi. Or, les chantiers actuels ne la respectent pas… que ce soit du point de vue de la protection de l’environnement (plusieurs chantiers sont également en cours en plein milieu du parc national du mont Kangchenjunga, une réserve d’une biodiversité exceptionnelle au nord du Dzongu) ou bien du point de vue démographique. De nombreux travailleurs étrangers vivent actuellement dans la zone et le resteront au minimum pour la durée du chantier, c&#8217;est-à-dire plusieurs années.</p>
<p>Un autre problème est également apparut. L’équilibre de la communauté, auparavant très homogène et cela depuis des siècles, est perturbé. Le rapport économique entre les gens a toujours été faible, laissant la place à la solidarité et à un système d’entraide. Mais depuis peu, certains Lepchas se sont enrichis très rapidement. Le gouvernement a acheté les terrains dont il avait besoin. Ceci a créé une atmosphère de jalousie et d’inégalité qui n’existait que très peu auparavant.</p>
<p>C’est dans ce contexte et pour lutter contre ces menaces que le mouvement de l’ACT fut créé. Dawa Lepcha et les autres membres fondateurs suivent les méthodes de protestation de Gandhi appelé « Satyagraha », c&#8217;est-à-dire un mouvement prônant la non-violence. Le 20 juin 2007, Dawa, alors âgé de 34 ans, et Tenzing, 20 ans, ont commencé une grève de la faim qui a duré 96 jours ! Quelques mois plutôt, Dawa avait déjà effectué une première grève qui avait durée 63 jours ! Convaincu de son combat, il ne compte pas se résigner malgré les difficultés actuelles&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2066" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC010211.JPG"><img class="size-full wp-image-2066 " title="Mobilisation de l'ACT à Gangtok (BL's House)" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC010211.JPG" alt="Mobilisation de l'ACT à Gangtok (BL's House)" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Mobilisation de l&#39;ACT à Gangtok (BL&#39;s House)</p></div></em></center></p>
<p><strong><em>Une communauté qui se divise…</em></strong></p>
<p>Il y a plusieurs années en arrière, au début de la mobilisation de l’ACT, l’ensemble des Lepchas était uni et farouchement opposé à ce projet. Mais petit à petit, la communication du gouvernement, promettant du travail et une augmentation des revenus, ont réussi à diviser la communauté. Aujourd’hui, selon une étude menée par le Panchâyat (gouvernement local) et par une organisation indépendante, près de 70% de la communauté soutiendrait désormais le projet. La famille de Dumpten illustre bien la situation. Lui y est désormais favorable tandis que son frère, Sherap, est un membre de la première heure des opposants. Cette famille reflète l’état de la communauté Lepcha. Une division très forte qui rend aujourd’hui le sujet presque tabou…</p>
<p style="text-align: center;">
<p><center><em><div id="attachment_2047" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/200906041254251.jpg"><img class="size-full wp-image-2047 " title="Dawa Lepcha" src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/200906041254251.jpg" alt="Dawa Lepcha" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Dawa Lepcha</p></div></em></center></p>
<p>Pour les membres de l’ACT, c’est une période éprouvante… Ils sont convaincus du bien fondé de leur démarche mais ce changement de position d’une grande partie de la communauté est difficile à comprendre et un moment difficile à vivre… C&#8217;est une grande déception, presque une défaite. Mais ils continuent&#8230; Depuis plus de deux ans maintenant, ils effectuent une grève de la faim collective. Chaque participant prend place devant le bâtiment de l’organisation à Gangtok et jeûne pendant 24 ou 48 heures. Vous pouvez consulter, dans un grand cahier, les noms des personnes ayant participé à cette grève. Vous y trouvez de nombreux étudiants (les étudiants constituent la majorité des membres de l’ACT) et également des membres de partis politiques ou bien encore d&#8217;activistes de la société civile.</p>
<p><center><em><div id="attachment_2080" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC01052.JPG"><img src="http://www.web-reporter.net/wp-content/uploads/2009/08/DSC01052.JPG" alt="714ème jours de grève de la faim collective" title="714ème jours de grève de la faim collective" width="512" height="288" class="size-full wp-image-2080" /></a><p class="wp-caption-text">714ème de grève de la faim collective</p></div></em></center></p>
<p>Nous avons pu nous rendre compte de la situation dans laquelle se trouvait la communauté Lepcha, c&#8217;est à dire en grand danger! Biensûr les barrages vont porter un lourd préjudice à l&#8217;écosystème du Dzongu en vidant la Teesta d&#8217;une grande partie de son eau. Mais, après avoir rencontré Dawa et après avoir longuement discuté avec lui, on comprend que le problème est bien plus sérieux&#8230; Les Lepchas perdent peu a peu leurs croyances, leurs systèmes de valeurs et leur territoire (réserve)&#8230; Ils vendent pour quelques malheureuses roupies leurs terrains au gouvernement indien. Perdant du même coup leur moyen de subsistance (leurs terrains agricoles) et le lien avec leur communauté (le Dzongu). Ils achètent une télévision ou bien une voiture, mais au final, ils finissent par tout perdre&#8230; Nous trouvons triste que les Lepchas se détournent de plus en plus de leurs croyances ancestrales et perdent ainsi leur identité&#8230; S&#8217;en rendent-ils vraiment compte ? Dawa se pose la question&#8230; </p>
<p>Pour en savoir davantage, nous vous invitons à regarder notre Web-Reportage qui sera disponible fin septembre 2009&#8230; à suivre!</p>
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